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Vivre avec passion
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* Voir pourquoi le partage en mémoire du geste de Jésus Prochaine rencontres : 23 novembre 2025 partage suite à la rencontre avec José Marie-Christine Voz
Rencontre du 19 octobre 2025 avec José et Marie-Christine Voz
Nous aurons le plaisir d’accueillir
José et Marie-Christine Voz. José est pédiatre, spécialisé dans le suivi médical des enfants, de la naissance à l’adolescence. Marie-Christine est infirmière. Marie-Christine et José sont les deux chevilles ouvrières de la maison d’accueil Cannara à Bressoux. Ils y accueillent et accompagnent, pour quelques mois ou années, des personnes qui ont un parcours de vie difficile et tentent de s’en sortir, de trouver ou de retrouver une place dans la société. Parmi ces personnes, certaines sortent de prison. D’autres voudraient quitter la rue. D’autres encore ont été expulsées de leur domicile soit parce qu’elles ne pouvaient plus payer leur loyer, soit parce que le logement était insalubre. D’autres ont été hospitalisées et ont tout perdu durant cette période. Ils sont hébergés afin de leur permettre de se stabiliser, de recréer des liens, de se remettre en ordre à différents points de vue (administratif, social, médical…), d’épargner en vue de la location future d’un logement et finalement de les accompagner dans la recherche d’un logement. Souvent des liens d’amitié se créent avec les personnes qui ont été accueillies et ils restent en relation avec un certain nombre d’entre elles. José et Marie-Christine sont tous deux marqués par le chemin tracé par François d’Assise. Comme l’écrit Léon XIV dans sa lettre "Dilexi te" du 9 octobre : "François n’a pas fondé une réalité de service social, mais une fraternité évangélique. Il a vu dans les pauvres des frères et des images vivantes du Seigneur. Sa mission était d’être avec eux, dans une solidarité qui dépassait les distances, dans un amour compatissant. Sa pauvreté était relationnelle : elle le conduisait à se faire proche, égal, voire inférieur. Sa sainteté germait de la conviction que l’on ne peut vraiment recevoir le Christ qu’en se donnant généreusement aux frères." José et Marie-Christine, dans le même esprit, nous disent « Nous devons reconnaître notre propre pauvreté pour mieux accueillir celle des autres. Pour trouver la joie et la paix, il faut vivre la ‘désappropriation’ de ses projets et ambitions. » Bref, encore une belle rencontre en perspective. Alain Reflets de la rencontre
Le pari de la fraternité au-delà des différences Marie-Christine est infirmière et José, pédiatre. Ils ont quatre enfants et huit petits-enfants. Ils ont fait le choix, il y a vingt ans, de continuer l’accueil des sans-abri que les franciscains de Bressoux pratiquaient en journée, en procurant un hébergement d’abord chez eux puis dans une maison qu’ils ont acquise à cet effet. Lors de leur départ de Bressoux, les franciscains leur ont laissé une partie de leur maison, puis un ami a acheté pour Cannara une maison voisine de la première. Leur association s’appelle Cannara, du nom d’un village proche d’Assise où saint François aurait prêché avec tant de ferveur que les hommes et les femmes voulurent faire partie de son ordre et quitter leur village. Selon la tradition, il leur aurait dit : « Restez ici, j’ai un projet de vie pour vous » et ce serait donc à Cannara que l’idée de la fraternité laïque aurait germé. Marie-Christine et José sont très inspirés par le parcours de saint François d’Assise, ils sont membres de l’ordre franciscain séculier et se ressourcent régulièrement lors des réunions de la fraternité de leur région. La règle de l’Ordre franciscain met l'accent sur des principes comme la paix, la fraternité, le détachement des biens matériels, la prière et une lecture fréquente de l'Évangile pour passer de l'Évangile à la vie et vice-versa. Elle.recommande d’être des frères et des sœurs, d’être dans la bienveillance. Cette charte est devenue la leur. Aidés de bénévoles comme eux, ayant des compétences diverses, Marie-Christine et José peuvent accueillir cinq sans abri pour une durée déterminée (prolongée au fil des évaluations) et dans un cadre structuré. Ils accueillent, écoutent, conseillent sans jamais juger même si, comme le dit Marie-Christine, il est parfois difficile de concilier son ressenti et son idéal de vie. Savoir mettre des distances n’est pas toujours en accord avec l’idéal de la fraternité mais c’est indispensable pour que leur engagement porte ses fruits. Gérer ces maisons pour accueillir et héberger des personnes qui n’ont souvent jamais connu de vie de famille s’avère parfois compliqué. Ils ont dû mettre des balises, structurer ces lieux de vie, rédiger des conventions et expliquer qu’eux aussi avaient leurs limites. Tout cela dans une grande bienveillance, un grand respect de l’autre et une confiance réciproque. Il est arrivé que certains comprennent que Cannara n’était pas fait pour eux et les quittent d’eux-mêmes. Certains reviennent même leur donner des nouvelles ou s’installer à la table d’hôtes qu’ils organisent le lundi soir, pour partager le repas préparé la veille avec les résidents. Marie-Christine et José mettent comme condition, pour pouvoir résider un certain temps dans une des maisons, que les personnes viennent avec un projet de rétablissement et de réinsertion. Ils mettent tout en œuvre pour qu’ils y parviennent. A la question : quelle est votre plus grande satisfaction ? José répond : Les relations qui restent dans le temps. Certains reviennent nous voir et nous invitent à prendre un petit repas avec eux au restaurant, une balade… Marie-Christine : De sentir que nous sommes respectés dans nos limites et que nous restons unis malgré le constat, parfois, de l’impossibilité du vivre ensemble. S’ouvrir aux autres, leur parler comme à des frères et des sœurs, découvrir les différences, créer des liens, les accompagner fraternellement pour les relancer sur un nouveau projet de vie… Marie-Christine et José n’ont pas choisi la voie la plus facile ! Si saint François est appelé le nouveau Christ, nous avons rencontré ce dimanche matin des nouveaux disciples ! Avant le partage du pain nous nous sommes rappelés que Jean dans son Evangile, lors du dernier repas de Jésus, ne mentionne pas les paroles sur le pain et le vin, mais bien le geste du lavement des pieds. Comme si le sens était le même. Le partage du pain à l’eucharistie et le service des plus pauvres nous unissent tous deux au Christ. On retrouve la même idée dans l’évangile de Matthieu : « J’ai eu faim et tu m’as donné à manger, j’ai eu soif… ». Jacqueline et Alain La bonté ne s’apprend pas dans les livres.
Elle se révèle comme la langue maternelle des plus simples, des plus petits et des plus humbles : c’est d’eux qu’on peut l’apprendre. Leur vie est une école. Raphaël Buyse, Rikiki Tutti, DDB, p.162-163 L'attention est le meilleur moyen vers l'empathie
"La plénitude de l'amour du prochain c'est simplement d'être capable de lui demander : quel est ton tourment ? C'est savoir que le malheureux existe, non pas comme une unité dans une collection, non pas comme un exemplaire de la catégorie sociale étiquetée 'malheureux', mais en tant qu'homme exactement semblable à nous, qui a été un jour frappé et marqué d'une marque inimitable par le malheur. Pour cela, il est suffisant, mais pas indispensable, de savoir poser sur lui un certain regard". Ce regard, bien sûr, c'est celui de l'attention. Simone Weil C’est ça, l’empathie
Une amie qui comprend ce qu’on ressent avant même qu’on ouvre la bouche. Un ami qui dit exactement les bons mots, comme s’il vivait une situation en symbiose avec nous. Une main réconfortante au bon moment, des paroles qui apaisent ou un silence nécessaire. Certaines personnes semblent simplement avoir une intuition forte pour agir de la bonne façon lorsque c’est essentiel. On qualifie ces gens-là de personnes empathiques. L’empathie est un terme bien connu, c’est une qualité qu’on recherche souvent dans nos amitiés, nos relations amoureuses, c’est cette capacité de se mettre dans la peau des autres, de ressentir leurs émotions, de s’y identifier. Mais c’est aussi beaucoup plus que ça, pour les personnes qui le sont ainsi que pour ceux qui en bénéficient. Marcher avec les autres L’empathie, c’est comme un cadeau. C’est un don spécial, une façon de voir la vie à travers les yeux des autres. Comme l’expression le dit, il n’existe pas de meilleure façon de comprendre la réalité d’une autre personne que de marcher un moment dans ses souliers. L’empathie, c’est une nouvelle paire d’espadrilles chaque jour, une vision différente, une compréhension collective. L’empathie, ça se chérit. Par l’Association canadienne pour la santé mentale filiale de Québec De Marie-Christine Chartier, adjointe aux communications https://acsmquebec.org/blogue/2022/04/25/cest-ca-lempathie Exhortation apostolique de Leon XIV
Je t'ai aimé... « L’illusion d’un bonheur qui découlerait d’une vie aisée pousse nombre de personnes à avoir une vision de l’existence axée sur l’accumulation de richesses et la réussite sociale à tout prix, y compris au détriment des autres et en profitant d’idéaux sociaux et de systèmes politico-économiques injustes qui favorisent les plus forts. » Leon XIV , Dilexi te, Paragraphe 11 « Aux défenseurs de “l’orthodoxie”, on adresse parfois le reproche de passivité, d’indulgence ou de complicité coupables à l’égard de situations d’injustice intolérables et de régimes politiques qui entretiennent ces situations. La conversion spirituelle, l’intensité de l’amour de Dieu et du prochain, le zèle pour la justice et pour la paix, le sens évangélique des pauvres et de la pauvreté, sont requis de tous, et tout spécialement des pasteurs et des responsables. Le souci de la pureté de la foi ne va pas sans le souci d’apporter, par une vie théologale intégrale, la réponse d’un témoignage efficace de service du prochain, et tout particulièrement du pauvre et de l’opprimé ». Leon XIV , Dilexi te, Paragraphe 98 L’expérience de la pauvreté leur donne la capacité de reconnaître des aspects de la réalité que d’autres ne réussissent pas à voir, et c’est pourquoi la société a besoin de les écouter". Leon XIV , Dilexi te, Paragraphe 100 Certains continuent à dire : “Notre tâche est de prier et d’enseigner la vraie doctrine”. Mais, en dissociant cet aspect religieux de la promotion intégrale, ils ajoutent que seul le gouvernement devrait s’occuper d’eux, ou qu’il vaudrait mieux les laisser dans la misère, en leur apprenant plutôt à travailler. Quelques fois, on adopte des critères pseudo-scientifiques pour affirmer que la liberté du marché conduira spontanément à la solution du problème de la pauvreté. Ou même on choisit une pastorale des soi-disant élites, en soutenant qu’au lieu de perdre son temps avec les pauvres, il vaut mieux prendre soin des riches, des puissants et des professionnels afin qu’à travers eux l’on puisse parvenir à des solutions plus efficaces. Il est facile de saisir la mondanité qui se cache derrière ces opinions : elles nous conduisent à regarder la réalité au moyen de critères superficiels et dépourvus de toute lumière surnaturelle, en privilégiant des fréquentations qui nous rassurent et en recherchant des privilèges qui nous arrangent. Leon XIV , Dilexi te, Paragraphe 114 L'essentiel c’est de ne pas faire pour eux,
mais avec eux Je crois que le plus grand cadeau qu'on peut leur offrir, c'est reconnaître leur dignité. C'est souvent des gens qui sont marginalisés, qui sont exclus de notre société, qui sont mal vus à cause de la manière dont ils vivent ... L’un des plus beaux cadeaux qu'on peut leur donner, c'est cette présence attentive et respectueuse de ce qu'ils ont aussi à nous apporter dans un échange mutuel... Pour nous, c'est très particulier parce qu’on se rend compte qu'on ne peut pas être présent dans ces lieux-là si on commence à prendre la place des ONG, parce qu'on perd cette possibilité d'être à égalité avec l'autre. Si moi j'arrive et que je viens apporter à manger – même si c’est nécessaire - cela ne nous permet pas de nous rencontrer sur le même plan. Nous essayons donc vraiment d'arriver dans les mêmes conditions et avec les mêmes besoins. Par contre, on va chercher ensemble ce dont on a besoin et ce qui peut nous aider à continuer. Voilà donc notre manière de nous présenter: nous voulons avant tout être une présence proche d'eux. L'essentiel c’est de ne pas faire pour eux, mais avec eux. https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-10/dilexi-te-petites-soeurs-de-jesus-soeur-clemence-pauvres.html François Mauriac, homme de génie et ce chrétien intranquille fut obsédé par les effroyables contradictions qu’il avait observées dans sa famille et dans le microcosme bordelais, entre d’une part l’indiscutable assistance dominicale à la messe, les références fréquentes à la foi et à l’Église, le souci maniaque de la morale sexuelle, et d’autre part la méchanceté, le sentiment de supériorité sociale, et par-dessus tout l’amour de l’argent.
Âgé de 80 ans, il dénonce dans un passage aux accents prophétiques le déguisement de la conscience bourgeoise en vertu chrétienne, alors qu’elle en est l’exact inverse : "Mais ces tourments (liés à la question de la chair) au sujet de la plus fugitive image, de la moindre pensée s’alliaient (…) à une ignorance à la fois instinctive et volontaire de ce qui est la racine même de l’Évangile : le mépris des richesses, la haine de l’argent, l’amour des pauvres et de la pauvreté, la recherche de la dernière place, le dépouillement, je n’ose dire la faim et la soif de justice qui dans la mesure où sous le nom de socialisme elle menaçait le patrimoine, la richesse acquise, oui, qui dans cette mesure-là, apparaissait comme le mal absolu. (…) La rigueur pour tout ce qui touche aux choses de la chair donnait en quelque sorte carte blanche pour cette passion de la propriété que la conscience bourgeoise avait déguisée en vertu." François Mauriac https://kiosque.la-croix.com/liseuse/?epub=https://kiosque.la-croix.com/ccidist-ws/bayard/la_croix/issues/3423/#/pages/24 “Les faibles n’ont-ils pas la même dignité que nous ?
”Dans “Dilexi te”, le pape égratigne un certain mode de vie. Il écrit : “Il arrive que dans le modèle actuel de ‘succès’ et de ‘droit privé’, il ne semble pas que cela ait un sens de s’investir afin que ceux qui restent en arrière, les faibles ou les moins pourvus, puissent se faire un chemin dans la vie. La question qui revient est toujours la même : les moins pourvus ne sont-ils pas des personnes humaines ? Les faibles n’ont-ils pas la même dignité que nous ? Ceux qui sont nés avec moins de possibilités ont-ils moins de valeur en tant qu’êtres humains, doivent-ils se contenter de survivre ?” Selon Léon XIV, “la réponse que nous apportons à ces questions détermine la valeur de nos sociétés et donc notre avenir. Soit nous reconquérons notre dignité morale et spirituelle, soit nous tombons dans un puits d’immondices. Si nous ne nous arrêtons pas pour prendre les choses au sérieux, nous continuerons, de manière explicite ou dissimulée, à ‘légitimer le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation’”. https://www.reforme.net/les-catholiques/dilexi-te-le-pape-exhorte-les-catholiques-a-tendre-la-main-aux-pauvres/
Chaque être est doué d'un don qui lui permet d'être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres ; mais aussi d'une faille, d'une fêlure, d'une fragilité, qui réclame l'aide d'autrui.
Frédéric Lenoir, L’âme du monde Alors,
autour de la table de l’auberge, dans l’évidence du pain rompu, l’envie vous prend de vivre en ouvrant les yeux. Marc Dugardin, Une parenthèse pour le vent, p. 43. Il remet en route
Les lecteurs pauvres sont également sensibles à l’attitude de Jésus qui fait preuve de compassion : non seulement parce qu’il guérit beaucoup de ceux qui viennent à sa rencontre mais, avant même cela, parce qu’il prête attention à ceux qui souffrent et crient leur détresse : aveugles et boiteux, sourds-muets et possédés sont objets d’attention et d’amour de la part de Jésus. Les personnes très pauvres mettent l’accent sur cet aspect révolutionnaire. Ainsi, la rencontre entre Jésus et Bartimée (Mc 10,46-52) apparaît symptomatique : là où la foule veut faire taire celui dont le cri dérange, Jésus ouvre l’oreille et entend. Il convertit la foule en lui demandant de faire venir Bartimée. Au contact de Jésus, l’aveugle retrouve la force de vie qui l’habite, en se dégageant de son manteau et en bondissant jusqu’à Jésus. Celui-ci a encore la délicatesse, non pas de présumer de l’attente de Bartimée, mais de lui demander ce qu’il veut. Quant à Bartimée, le regard que portent sur lui les lecteurs pauvres fait voir en lui non pas seulement un aveugle que Jésus seul peut guérir, mais aussi un homme « au bord du chemin » que la rencontre avec Jésus remet « sur le chemin », à la suite de celui qui l’a appelé, relevé et guéri. La force de Jésus n’est pas seulement de guérir mais de remettre en route, de réintégrer à l’humanité ceux qui assistent de loin au mouvement de l’histoire. Une fois passé le Christ, ils se retrouvent, non plus aux marges, mais au cœur de l’action et de la suite de Jésus. https://vies-consacrees.be/sommaires/tome-91-annee-2019/trimestre-1/articles/article/jesus-dans-le-regard-des-pauvres.html Sa joie ?
Que chacun devienne ce qu’il est Lorsque Jésus s’approche, il apprivoise, et doucement se met à parler la langue de l’autre, en allant le rejoindre dans ce qu’il a de plus intime. Il libère le désir le plus profond qu’il peut y avoir en nous. Il autorise la vie en l’homme. Rien de biaisé chez lui : il ne vient pas à la rencontre de l’homme pour en faire quelqu’un d’autre. Il vient à la rencontre de l’humanité pour la conduire à elle-même. Sa joie ? Que chacun devienne ce qu’il est. Mais surtout pas un autre. En mémoire de celui qui est « venu chez les siens », il nous revient d’aller à la rencontre des autres, là où ils sont. A ceux qui manquent, il aura –par nous – quelque chose à donner. A travers nos bienveillances, chacun existera pour lui comme s’il était le seul. Raphaël Buyse, Rikiki Tutti, DDB, p.150-151. Alors, les justes lui répondront en disant :
“Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé, pour te nourrir, assoiffé, pour t'abreuver ? Quand t'avons-nous vu étranger, pour te recueillir, ou nu, pour te vêtir ? Quand t'avons-nous vu infirme, ou en prison, pour venir à toi ?” Le roi répondra et leur dira : “Amen, je vous dis : dans la mesure où vous l'avez fait à un de mes frères, les plus petits, que voilà, c'est à moi que vous l'avez fait.” Matthieu 25, 37-40 Etre reconnus, se reconnaître, avoir droit à la parole, être écoutés, être crus, être considérés. Le mal est là, encore, mais on est déjà vainqueur. Par l'amour, Jésus est déjà vainqueur en nous et pour nous. Lumière ! fini de l’aveuglement, y compris des miroitements attirants du merveilleux. Patrick Royannais |
Angels Unawares, Timothy Schmalz. 2019. Place saint-Pierre, Rome
(photo Adobe Stock)
L'amour est une maison Yves Duteil L'amour est une maison Où le lierre s'étend du toit rose aux murs blonds L'amour est une maison Où l'été, le printemps sont les seules saisons L'amour est une maison Dont les portes qui grincent écrivent des chansons Où l'amour est une maison Qui fait fondre la neige et lever les moissons Les fenêtres sont des sourires Et chacune des pierres est un mot d'amour Le grenier c'est les souvenirs Des premières caresses aux prochains beaux jours Mon amour... L'amour est une maison Bien à l'abri du vent dans le creux d'un vallon L'amour est une maison Où l'on dort trop souvent sans y faire attention L'amour est une maison Où parfois l'on s'eveille sans s'y être endormi L'amour est une maison Qui comprend quelquefois avant qu'on ait compris Les fenêtres sont des sourires Et chacune des pierres est un mot d'amour Le grenier c'est les souvenirs Des premières caresses aux prochains beaux jours Pour mon amour... L'amour est une maison Qui vieillit quelquefois quand le temps est trop long Mais l'amour est une maison Qui ne ferme jamais ses volets pour de bon L'amour c'est notre maison Et le lierre s'étend du toit rouge aux murs blonds L'amour c'est notre maison Et l'été le printemps sont nos seules saisons L'amour c'est notre maison Et les portes qui grincent ont écrit ma chanson L'amour c'est une maison Qui ne ferme jamais ses volets pour de bon L'amour est une maison L'amour est une maison.... https://www.youtube.com/watch?v=Og2_txxQcT8 Chanson pour l’Auvergnat
Georges Brassens Elle est à toi cette chanson Toi l'Auvergnat qui, sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m'as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M'avaient fermé la porte au nez Ce n'était rien qu'un feu de bois Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme, il brûle encore À la manière d'un feu de joie Toi, l'Auvergnat quand tu mourras Quand le croc-mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'hôtesse qui, sans façon M'as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m'ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S'amusaient à me voir jeuner Ce n'était rien qu'un peu de pain Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme, il brûle encore À la manière d'un grand festin Toi, l'hôtesse quand tu mourras Quand le croc-mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'étranger qui, sans façon D'un air malheureux m'as souri Lorsque les gendarmes m'ont pris Toi qui n'as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmené Ce n'était rien qu'un peu de miel Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme, il brûle encore À la manière d'un grand soleil Toi, l'Étranger quand tu mourras Quand le croc-mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
Le regard des autres
Bien trop souvent l’on dit que pour aimer les autres, Il faut s’aimer soi-même… Foutaises ! Parce que nos fautes Nous masquent le regard, si bien qu’on ne peut voir nos qualités cachées qui sommeillent dans le noir. On ne perçoit que nos défauts, trop éclatants, Qui nous font vite courber le dos, le cœur saignant… Jusqu’au jour où quelqu’un s’attarde sur nos chemins, Il nous sourit, il nous regarde, nous tend la main. Il nous montre nos qualités, insoupçonnées. Il croit en nous, nous encourage à surmonter Nos peurs, nos doutes et grâce à cette force alliée On peut réussir à s’aimer, le cœur léger. On se découvre plein de charme, le rire au cœur Comprenant que pour l’autre c’est nous, le vrai bonheur. On jalousait parfois autrui sans se douter Que certains nous enviaient aussi nos qualités. Alors, à notre tour, comblé, le cœur ouvert, On peut sourire et dire à ceux qui ont souffert : «Je t’offre ma tendresse, car moi, je crois en toi : Tu as des qualités, cachées, mais je les vois. » Ainariel |
Contacts :
Alain HENRY de HASSONVILLE et Jacqueline CALEMBERT
04/344.48.81
[email protected]
Charles REUL
04/380.39.11
[email protected]
Joëlle ROIDEAUX
joelle.roideaux@hotmail.com
Franz HINDRYCKX
franz.hindryckx@skynet.be
Pierre-Charles LIGOT
[email protected]
Projet d’un lieu ouvert où se rencontrer pour partager nos recherches de sens.
Voir le document qui est à l'origine des "Dimanches du Houmier"
Alain HENRY de HASSONVILLE et Jacqueline CALEMBERT
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Nous sommes quelques personnes désireuses de créer ensemble un lieu où nos différentes conceptions du sens à donner à nos vies et à la vie en société sont mises en dialogue avec les évangiles, les événements du monde, nos lectures, nos rencontres… dans un climat d'écoute et d'échange.
Une forme de célébration qui nous ressource, une halte offerte 4 ou 5 fois au fil de l’année.
Nous nous adressons principalement aux jeunes adultes de 25 à 40 ans.
Pas de pré-requis (être croyant en Dieu…) sauf celui d’être curieux, ouvert, en quête... et convaincu que le partage et la confrontation dans le dialogue permettent de devenir plus autonomes et humains.
Alain HENRY de HASSONVILLE, Charles REUL, Franz HINDRYCKX,
Jacqueline CALEMBERT, Jean DEWANDRE, Joëlle ROIDEAUX, Pierre-Charles LIGOT
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Nous nous adressons principalement aux jeunes adultes de 25 à 40 ans.
Pas de pré-requis (être croyant en Dieu…) sauf celui d’être curieux, ouvert, en quête... et convaincu que le partage et la confrontation dans le dialogue permettent de devenir plus autonomes et humains.
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Le Houmier Rue du Houmier 84 4140 Florzé 04/344.48.81 [email protected] Coordonnées GPS de la maison : 50.489783, 5.663939 |




