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* Voir pourquoi le partage en mémoire du geste de Jésus Rencontre du 15 mars 2026
avec Lionel Jonkers
D’abord... écouter
Lionel Jonkers, papa de trois jeunes enfants, est notre prochain invité. Je l’ai rencontré chez lui peu de temps après son retour d’une session avec à Taizé. Il y a vécu quelque chose de très beau et je le sentais habité par cette première expérience avec des jeunes de son école. Lionel est historien de formation et a fait le choix d’être professeur de religion dans l’école St-Roch à Theux. En donnant le cours de religion il se sent plus libre par rapport au programme. Enseigner aujourd'hui ne saurait se réduire à la transmission technique de compétences. Il faut regarder le réel en face : l'école-sanctuaire, protégée des fureurs du siècle, a vécu. Les murs de nos classes, jadis épais, sont devenus poreux. Ils ne filtrent plus le monde ; ils l'absorbent. Et ce que l'enseignant reçoit de plein fouet, c'est la violence multiforme de notre époque. Ces violences sont les symptômes de la crise majeure que nous traversons : celle de la transmission, de la tradition et de l'éthique. L'enjeu est C’est quoi être humain aujourd’hui ? Il s'agit, dans une société fragmentée, de faire advenir l'humanité. D'aider l'humain à naître en l'autre. C'est une tâche immense et spirituelle que de vouloir tisser du lien là où tout incite au repli. Le rôle du professeur de religion -et plus largement de l’école qui se dit chrétienne- est de montrer la structure et la cohérence de la foi chrétienne comme chemin possible d'humanisation. Mais pour cela, il y a un préalable : écouter. Beaucoup écouter les jeunes, sans les juger. Ecouter, poser des questions, partager…, c’est ce que nous ferons aussi avec Lionel. Alain Malgré lui, l'enseignant est le réceptacle
des tensions qui secouent la société Enseigner aujourd'hui ne saurait se réduire à la transmission de compétences. Il faut avoir le courage de regarder le réel en face : l'école-sanctuaire, protégée des fureurs du siècle, a vécu. Les murs de nos classes, jadis épais, sont devenus poreux. Ils ne filtrent plus le monde ; ils l'absorbent. Et ce que l'enseignant reçoit de plein fouet, c'est la violence multiforme de notre époque. Une violence multiforme C'est une violence technologique, d'abord, celle de la tyrannie de l'immédiat et des algorithmes qui colonisent l'attention, rendant le temps long de l'étude presque insupportable. C'est une violence économique, ensuite, qui s'infiltre par une logique utilitariste transformant l'élève en client et le savoir en marchandise. C'est une violence idéologique, aussi, où la complexité du monde est écrasée par des pensées binaires et des radicalités sans nuance. C'est une violence sociale, enfin, car la classe est le miroir grossissant des précarités et d'un contrat social rompu où l'individualisme roi piétine le collectif. Ces violences ne sont pas des accidents ; elles sont les symptômes de la crise majeure que nous traversons : celle de la transmission, de la tradition et de l'éthique. Lionel Jonkers Pour nos élèves aussi, le monde bascule
Dans la société et à l'école, nous constatons une décomplexion de la parole. Des propos inaudibles hier se partagent aujourd'hui et font mal à nombre de nos jeunes. Si nous constatons autour de nous la résurgence de radicalismes à l'école, les dangers majeurs ne sont pas (ou très peu) religieux, mais d'extrême droite… précisément parce qu'ils se banalisent ! Autour de nous, des filles sont rabaissées à un rôle social dans lequel on les cantonnait il y a un siècle. Il nous est complexe de faire respecter l'identité de personnes qui ne se retrouvent pas dans le genre qu'on leur a assigné à la naissance. Des élèves en difficultés sociales sont stigmatisés et qualifiés d'assistés. Mais surtout, la peur de l'étranger, la stigmatisation des immigrés et les stéréotypes racistes se libèrent, à une vitesse accélérée. Nous le constatons dans nos classes, nous le constatons dans les cours de récré. Et le monde politique, en ne montrant plus l'exemple, en charriant les amalgames, en brouillant les repères, bref, en ne faisant plus de distinction nette et systématique avec l'extrême droite et ses idées, participe à nous désarmer. https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/03/24/enseigner-quand-lextreme-droite-se-banalise-4WF6TYXLZZCPJHR4UM6EKJ6POA/ Enseignants :
Comment remplir nos missions alors que les frontières se brouillent ? Comment enseigner efficacement au refus de l'extrême droite quand elle se banalise partout ? Après Poutine en Russie, les États-Unis trumpistes font la chasse au "wokisme", persécutent les personnes trans, interdisent la recherche scientifique en matière de diversité, équité et inclusion, s'attaquent à la solidarité internationale et font de l'Étranger l'ennemi intérieur. En Europe, l'Italie est gouvernée par les héritiers de Mussolini, la Hongrie a basculé, l'extrême droite est en coalition aux Pays-Bas, et en embuscade, elle fait des scores historiques en Allemagne, en France, en Flandre. Mais notre métier d'enseignant ne se limite pas à rappeler le refus de ce qui, de tout temps, a porté l'étiquette extrême droite. Nous devons aussi éduquer à discerner les propos et pratiques qui font son identité. Et sur ce plan, notre tâche en Belgique francophone est plus difficile que jamais. Pas seulement du fait que médias internationaux comme CNews et réseaux sociaux la banalisent. Mais aussi parce que la frontière entre une certaine droite et l'extrême droite est de plus en plus ténue. En ce compris dans le chef de nos responsables politiques, qui ont pourtant valeur d'exemple pour nos jeunes. Une carte blanche signée par 323 enseignants et travailleurs dans le milieu scolaire https://changement-egalite.be/carte-blanche-enseigner-quand-lextreme-droite-se-banalise/
Questionner, résister...
Arendt avait compris quelque chose d’essentiel : l’éducation totalitaire ne consiste pas à endoctriner — elle consiste à détruire la capacité même de former des convictions. Si les gens ne croient plus en rien, ne questionnent plus rien et ne font plus confiance à rien, ils ne résisteront à rien. Ils dériveront, engourdis et passifs, pendant que le monde autour d’eux s’assombrit. Dans son essai ultérieur Vérité et politique (1967), Arendt a exploré la manière dont les mensonges fonctionnent dans les systèmes politiques. Elle observait que le mensonge constant et omniprésent ne se contente pas de diffuser des faussetés — il érode le concept même de vérité. Quand tout est contesté, quand chaque fait est rejeté comme partisan, quand la réalité elle-même devient une question d’opinion, alors la vérité perd totalement son pouvoir. Et quand la vérité n’a plus de pouvoir, ni la justice, ni la morale, ni la dignité humaine n’en ont non plus. https://www.ldh49.com/2026/02/hannah-arendt-les-origines-du-totalitarisme.html « Plus un contenu est extrême
ou mensonger, plus il suscite de clics… et plus il rapporte. » Sans le savoir, de nombreuses grandes marques financent, via leurs annonces publicitaires automatisées, les sites complotistes les plus populaires. Car les frissons d’indignation ou de curiosité devant une infox ne font pas que gonfler les statistiques de partage : ils alimentent un circuit économique tentaculaire. Au-delà de la rumeur Bardot se révèle un marché entier, structuré et prospère, où des entrepreneurs de l’ombre transforment le mensonge en source de revenus. La désinformation y fonctionne comme une industrie parallèle, organisée autour d’un modèle économique opaque et difficile à réguler. Clics et publicités: le cœur du système https://www.levif.be/economie/comment-les-fake-news-generent-22-milliards-deuros-par-an-enquete-sur-le-business-mondial-de-la-desinformation/ Un monde instable
Le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus instable du point de vue écologique, économique et politique. Et, comme le souligne le chercheur Olivier Hamant dans ses différents ouvrages, cela conduit à devoir privilégier la robustesse de nos structures sociales, économiques et démocratiques à leur performance. La meilleure manière de le faire, c’est de créer du lien entre toutes les composantes de la société. Rompre l’atomisation, l’isolement. Des travaux récents indiquent que l’épidémie de solitude aux États-Unis, c’est-à-dire l’augmentation très marquée de la proportion de personnes vivant seules, serait une des variables importantes de la victoire de Trump en 2024. Créer des liens, entre les personnes, mais aussi entre les organisations, les entreprises, les administrations, les associations, les acteurs de la santé, de l’éducation, de la recherche, de la culture. Créer du lien et moderniser notre démocratie apparaissent aujourd’hui comme les meilleurs moyens de consolider une trajectoire de société durable, progressiste et humaniste. Marius Gilbert, Chercheur en épidémiologie https://cecinestpasunecrise.org/articles/marius-gilbert-repenser-le-lien-social-comme-fondement-democratique/
Etre et faire ensemble
La reconnaissance de la dignité de chacun s'avère inséparable de l'ouverture à l'autre et du don de soi. Tout être humain sait, au fond de lui, que les liens qui l'unissent aux autres dépassent ses seuls intérêts personnels et que prendre soin de ces liens est la clé d'une vie réussie. Aucune existence ne peut vraiment s'accomplir sans ce mouvement qui conduit "hors de soi" et invite à se donner en reconnaissant l'autre comme celui qui révèle qui je suis. Ainsi, on comprend mieux que viser le "bien commun" correspond plus à un "être" et à un "faire" ensemble qu'à poursuivre, chacun pour soi, un bien unique. Laura Rizzerio https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/01/09/le-bien-commun-un-mot-oublie-mais-indispensable-26NDXUGDJVCQPJYOAJP7LXYYCY/ Nous n'attendons plus aucune parole de l'Église car elle est obsolète
À l'époque de la consultation synodale du Peuple de Dieu, j'ai proposé, comme d'autres, cette démarche à mes élèves de rhétos. Lors des partages à propos de l'Église, une parole d'un élève m'a profondément marquée : "Nous n'attendons plus aucune parole de l'Église car elle est obsolète". Cette affirmation est un vrai défi pour nous, enseignants, de montrer la structure et la cohérence de la foi chrétienne comme chemin possible d'humanisation. Dans bien des cas, j'observe que le lien entre l'institution et les professeurs de religion s'étiole. Cette distanciation avec l'Église peut être vécue comme une bénédiction car elle nous permet d'être libres dans la conception pédagogique de nos cours, tout en tenant compte du programme et du référentiel pédagogique. Cependant, elle peut devenir aussi une malédiction. En effet, cette liberté ressentie peut, si nous n'y prenons pas garde, nous faire dériver vers l'autoréférentiel, comme une barque sans gouvernail. Lionel Jonkers
Chaque être est doué d'un don qui lui permet d'être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres ; mais aussi d'une faille, d'une fêlure, d'une fragilité, qui réclame l'aide d'autrui.
Frédéric Lenoir, L’âme du monde Institut Saint-Roch Theux et Spa
Quelques initiatives Carème 2025 VOIR la réalité de la pauvreté, notamment celle des sans-abri… JUGER en cherchant à comprendre les mécanismes qui mènent à cette situation… AGIR à notre échelle, ensemble, pour redonner un peu de dignité humaine. Un immense merci à l’ASBL Benoit et Michel pour leur témoignage poignant sur cette injustice. Leur exposé a profondément touché nos élèves, notamment un élève DASPA, bouleversé d’apprendre que des Belges vivent dans de telles conditions… Ce regard sur la réalité nous pousse à PENSER et à agir pour un monde plus juste. Janvier 2026 Jour 8 : ateliers - rencontres - Gödöllő - culture Cette journée se place sous les auspices des ateliers liés au thème de cette année : l’illusion. Qu’elle soit due aux médias, aux IA ou aux écrans... l’illusion fait partie intégrante de notre vie et nous devons former les élèves à identifier la réalité. Ces derniers se sont répartis par ateliers et les ont animés en y incluant les élèves hongrois. Ce fut un exercice très porteur, tant par le travail de la langue que par la réflexion engagée. 9 janvier 2026 Troisième journée en Belgique pour nos rhétos ! Aujourd'hui, direction le centre Fedasil de Spa. Nos élèves ont découvert avec beaucoup de maturité le parcours et le quotidien des demandeurs d'asile. L’appréhension a vite laissé place à la curiosité : les questions étaient nombreuses et particulièrement pertinentes. Une matinée d'échanges enrichissants qui s'est terminée dans une ambiance magique, sous la neige ! Bravo à nos rhétos pour leur intérêt et leur bienveillance. Alors,
autour de la table de l’auberge, dans l’évidence du pain rompu, l’envie vous prend de vivre en ouvrant les yeux. Marc Dugardin, Une parenthèse pour le vent, p. 43. Jésus, la vérité ?
« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. » (Jean 14:6) Ce verset est à la fois l’un des plus beaux de l'Évangile et aussi un des plus problématiques. Il semble en effet exclure une très grande partie du monde de la vérité, du chemin et de la vie. Si l’on affirme cela, comment peut-on dialoguer avec les autres religions, avec les athées ? Que faire alors de ce verset. [...] Pour moi Jésus est mon chemin, il est vérité et il est toute ma vie. Jésus est celui que j'ai choisi. Je crois que l'Évangile est un chemin de vie, que c'est vraiment le plus beau chemin sur lequel nous puissions marcher. Il est source de joie, d’accomplissement. Il y a dans la prédication du Christ un projet formidable pour l'humanité, évidemment que si tout le monde vivait l'Évangile, le monde irait mieux. Et je pense que la prédication du Christ est vérité. Je crois qu’il a raison et que la haine, la violence, la vengeance sont des fausses routes et des chemins de mort. Après, que nul ne puisse venir au Père que par le Christ, je suis prêt à l’affirmer aussi. D’abord parce que le Christ nous rend accessible un Dieu inaccessible. Et Jésus semble bien être le seul dans toutes les religions et les philosophies à avoir présenté Dieu comme un Dieu-père. Les philosophes parlent de Dieu, comme absolu, transcendance. Beaucoup de religions parlent de Dieu comme un juge, un créateur, un maître, mais le Christ seul a présenté Dieu comme un père, comme celui qui nous aime inconditionnellement, comme un Dieu plein de tendresse, qui nous accompagne, nous fait grandir et nous guide tout en restant plein de patience et de bienveillance. Mais je ne peux prêcher la version forte de ce verset... Je ne peux pas dire que seuls les chrétiens puissent être sauvés, ni que ce ne serait que par Jésus que notre vie puisse avoir du sens. Il y a tant et tant de personnes qui ne sont pas chrétiennes, et qui vivent d’une façon tellement formidable, avec de l’amour, du pardon, de la grâce, de la bonté et de la générosité, et parfois même bien plus que certains qui se prétendent chrétien. C’est le Christ en tant que message qui est le chemin Pourtant je suis bien prêt à dire que Jésus est LE chemin, LA vérité et LA vie... Je crois bien que l’Evangile est le meilleur de tous les messages religieux. Mais pourtant, il y a des gens partout qui sont, même sans référence à Jésus, dans un chemin de vérité et de vie. La solution est d’entendre notre verset comme ne concernant pas Jésus en tant que personne historique, mais comme incarnant un message. Ce qui est le chemin, la vérité et la vie, c’est sa prédication. Il faut donc dépersonnaliser notre verset en pensant qu’il concerne le contenu du message et non la personne. Cela est d’ailleurs assez logique, puisque dans l’évangile de Jean, Jésus n’est pas présenté comme quelqu’un de sympathique dont il faudrait s’attacher à la personne, ni comme un objet de foi en tant qu’individu, mais comme celui qui incarne la parole de Dieu. Certes, l’Evangile est complexe, parce qu’il nous fait nous poser plein de bonnes questions, mais fondamentalement, le message n’est pas très compliqué, il nous dit que l’essentiel n’est pas le matériel, le visible, les possessions ou le pouvoir, mais que l’essentiel, c’est l’humilité, le service, le pardon, la paix et surtout l’amour, et la grâce, c’est-à-dire la gratuité, le don, la générosité. Et je crois bien que cela est Le chemin, La vérité et La vie. Tout le reste n’est que mensonge. La haine, le matérialisme, l’égoïsme, tout cela n’est qu’errance, mensonge et mène à la destruction. C’est un mensonge parce que nous sommes faits pour l’amour et non pour la haine. Et dès que l’on sort de ce chemin, on trébuche, on fait du mal et on se détruit soi-même. Or ce message n’est pas une exclusivité de l’Evangile... Quelqu’un qui ignore tout de la Bible, vit de générosité, d’amour et de pardon, il est dans le chemin, dans la vérité et dans la vie ! Il peut y avoir des gens qui vivent l’Evangile sans le savoir. Il peut y avoir des gens qui n’ont pas de référence culturelle à l’Evangile et qui ont l'Évangile naturellement dans le cœur. C'est mieux que ceux qui prétendent croire en Jésus-Christ et qui font le mal à leur prochain. De même, Jean dit-il : « quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ». (I Jean4:7,16 ). C’est une affirmation très forte, enseignant que l’important c’est d’aimer et celui qui aime, même s'il n'a pas une idée conceptuelle de Dieu, dans le fond, il est avec Dieu. Louis Pernot Extraits de : https://etoile.pro/predications/jesus-est-il-vraiment-le-chemin-la-verite-et-la-vie Alors, les justes lui répondront en disant :
“Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé, pour te nourrir, assoiffé, pour t'abreuver ? Quand t'avons-nous vu étranger, pour te recueillir, ou nu, pour te vêtir ? Quand t'avons-nous vu infirme, ou en prison, pour venir à toi?” Le roi répondra et leur dira : “Amen, je vous dis : dans la mesure où vous l'avez fait à un de mes frères, les plus petits, que voilà, c'est à moi que vous l'avez fait.” Matthieu 25, 37-40 Combien j’aimerais me laisser enseigner à mon tour par Jésus, qui sait nommer les choses et les déplacer respectueusement, sans faire de leçon ! Il m’apprend à entendre que bien plus que la recherche de définition figée ou de certitude d’avoir raison : mieux vaut chercher à rejoindre les questions que porte l’autre, à faire bouger les miennes et chercher ensemble à entendre où souffle l’Esprit.
Alexandra (https://saintmerry-hors-les-murs.com/2026/03/08/dimanche-8-mars-2026-donne-moi-a-boire/ Le repas autour de Jésus, sacré ?
Qu’est-ce qui est sacré : le « rite Eucharistie » vécu autour d’un prêtre, ou l’alimentation spirituelle d’hommes et de femmes de partout, appelés à participer à la construction d’un univers plus humain, où chacun est unique, a une valeur irremplaçable ? Par ce repli systématique sur le pouvoir eucharistique, l’Église, qui veut annoncer la Vie, n’est-elle pas cause de mort, ou, au mieux, seulement gardienne d’un musée ? Le repas autour de Jésus et de sa parole n’est, à mon avis, la propriété de personne même s’il est, quoique rigidifié et ritualisé, amoureusement conservé et transmis comme un moment majeur de sa vie avec ses disciples. Jean-Luc Lecat https://saintmerry-hors-les-murs.com/2026/03/03/prenez-mangez-faites-le-en-memoire-de-moi/ |
C'est quand qu'on va où ? Chanson de Renaud Je m'suis chopé 500 lignes "Je n'dois pas parler en classe" Ras l'bol de la discipline Y'en a marre c'est digoulasse C'est même pas moi qui parlais Moi j'répondais à Arthur Qui m'demandait, en anglais, Comment s'écrit "No Future" Si on est punis pour ça, alors j'dis "Halte à tout" Explique-moi, Papa, c'est quand qu'on va où? C'est quand même un peu galère d'aller chaque jour au chagrin Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre qui vont pointer chez "fout rien" 'Vec les d'voirs à la maison J'fais ma s'maine de 60 heures Non seul'ment pour pas un rond Mais en plus pour finir chômeur Veulent me gaver comme une oie 'Vec des matières indigestes J'aurais oublié tout ça Quand j'aurai appris tout l'reste Soulève un peu mon cartable L'est lourd comme un cheval mort Dix kilos d'indispensable Théorèmes de Pythagore Si j'dois m'avaler tout ça, alors j'dis "Halte à tout" Explique-moi, Papa, c'est quand qu'on va où? L'essentiel à nous apprendre, c'est l'amour des livres qui fait Qu'tu peux voyager d'ta chambre autour de l'humanité C'est l'amour de ton prochain, même si c'est un beau salaud La haine ça n'apporte rien, pis elle viendra bien assez tôt Si on nous apprend pas ça, alors j'dis "Halte à tout" Explique-moi, Papa, c'est quand qu'on va où? Quand j's'rais grande j'veux être heureuse, savoir dessiner un peu Savoir m'servir d'une perceuse, savoir allumer un feu Jouer peut-être du violoncelle, avoir une belle écriture Pour écrire des mots rebelles à faire tomber tous les murs Si l'école permet pas ça, alors j'dis "Halte à tout" Explique-moi, Papa, c'est quand qu'on va où? Tu dis qu'si les élections ça changeait vraiment la vie Y'a un bout d'temps, mon colon, qu'voter ça s'rait interdit Ben si l'école ça rendait les hommes libres et égaux L'gouvernement décid'rait qu'c'est pas bon pour les marmots Si tu penses un peu comme moi, alors dis "Halte à tout" Maintenant, Papa, c'est quand qu'on va où? Si tu penses un peu comme moi, alors dis "Halte à tout" Maintenant, Papa, c'est quand qu'on va où? https://www.youtube.com/watch?v=icTX9ywGQw8 |
Contacts :
Alain HENRY de HASSONVILLE et Jacqueline CALEMBERT
04/344.48.81
[email protected]
Charles REUL
04/380.39.11
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Joëlle ROIDEAUX
joelle.roideaux@hotmail.com
Franz HINDRYCKX
franz.hindryckx@skynet.be
Pierre-Charles LIGOT
[email protected]
Projet d’un lieu ouvert où se rencontrer pour partager nos recherches de sens.
Voir le document qui est à l'origine des "Dimanches du Houmier"
Alain HENRY de HASSONVILLE et Jacqueline CALEMBERT
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Nous sommes quelques personnes désireuses de créer ensemble un lieu où nos différentes conceptions du sens à donner à nos vies et à la vie en société sont mises en dialogue avec les évangiles, les événements du monde, nos lectures, nos rencontres… dans un climat d'écoute et d'échange.
Une forme de célébration qui nous ressource, une halte offerte 4 ou 5 fois au fil de l’année.
Nous nous adressons principalement aux jeunes adultes de 25 à 40 ans.
Pas de pré-requis (être croyant en Dieu…) sauf celui d’être curieux, ouvert, en quête... et convaincu que le partage et la confrontation dans le dialogue permettent de devenir plus autonomes et humains.
Alain HENRY de HASSONVILLE, Charles REUL, Franz HINDRYCKX,
Jacqueline CALEMBERT, Jean DEWANDRE, Joëlle ROIDEAUX, Pierre-Charles LIGOT
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